Chaque édition du Festival d’Avignon livre son lot des créations scénographiques étrangères qui témoignent de recherches souvent originales et permettent d’appréhender d’autres pratiques de conception. Parmi celles-ci, nous avons rencontré cet été Denis Marleau et Stéphanie Jasmin à propos de leur réalisation remarquée pour Une Fête pour Boris de Thomas Bernhard.

Boris et les culs de jatte
Bien connu du public français, le metteur en scène québécois Denis Marleau, est de retour en Avignon après avoir présenté, en 2002, Les Aveugles de Maeterlinck avec “une fantasmagorie technologique” qui avait marqué les esprits (AS n° 125). Aujourd’hui, il retrouve —après Maîtres anciens, en 1995— l’univers singulier du dramaturge autrichien Thomas Bernhard à travers sa première pièce, Une Fête pour Boris, créée en 1970 à Hambourg par Claus Peymann. Brièvement, une évocation du synopsis qui a engagé le projet commun de scénographie et vidéo réalisé par Denis Marleau et sa collaboratrice Stéphanie Jasmin. Une “Bonne Dame”, qui a perdu ses jambes
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