Prendre d’abord une histoire du soir, la plus universelle de toutes les histoires, une histoire simple, une histoire belle, une histoire utile… Dessiner la scène et placer ensuite un décor figuratif, un mur d’or, une forêt, une mine, un cercueil de verre… S’asseoir dans le noir et attendre, sans rien dire, ni bouger. Observer le plus profond silence. Ajouter le lyrisme de Malher, une méchante sorcière, Blanche Neige, un amoureux et sept nains… Les habiller et les faire danser. Si Blanche Neige ne meurt pas, c’est mauvais signe, mais si elle meurt, tuée par une cruelle vieille femme puis renaît du baiser de son aimé, et si là vous frissonnez, c’est bon signe. Signe que Preljocaj peut signer.
Conversation avec Angelin Preljocaj(1) et Thierry Leproust(2) à l’occasion de la création de Blanche Neige.
Propos recueillis par Géraldine Mercier
Angelin Preljocaj : Dans ce spectacle, les danseurs sont vraiment très heureux, ils ont un plaisir fou à être sur scène et c’est une chose essentielle.
AS : C’est vrai, il n’y a pas pire que des acteurs ou des danseurs qui s’ennuient sur les plateaux. J’ai vu le spectacle à Lyon, à la création, et ils communiquent le plaisir qu’ils prennent à être sur scène.
- P.
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